RDC/ Référendum: le pari constitutionnel de Tshisekedi, une offensive qui redistribue les cartes

Par Timothée Prince ODIA
(Kolwezi, le 30 Juin 2026). Le processus devant conduire à un éventuel référendum en République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape. Avant de promulguer la loi référendaire adoptée par le Parlement, le président Félix Tshisekedi a décidé de saisir la Cour constitutionnelle afin qu’elle en contrôle la conformité avec la Constitution.
Cette initiative, loin d’être une simple formalité juridique, place la Cour constitutionnelle au cœur d’un débat politique majeur. Son avis pourrait influencer la suite du processus et déterminer si le texte peut être promulgué en l’état ou s’il nécessite des ajustements.
Pour le pouvoir, cette saisine traduit une volonté d’inscrire toute évolution institutionnelle dans le respect des procédures prévues par la Constitution. Elle est présentée comme une garantie de sécurité juridique avant toute mise en œuvre de la loi.
À l’inverse, l’opposition et plusieurs organisations de la société civile restent vigilantes. Elles estiment que le projet de référendum pourrait ouvrir la voie à une révision de dispositions sensibles de la Constitution et réclament un débat national plus large sur l’avenir des institutions.
Dans les prochains jours, tous les regards seront tournés vers la Cour constitutionnelle. Sa décision sera déterminante pour la suite du calendrier politique et pourrait marquer un tournant majeur dans l’histoire institutionnelle de la République démocratique du Congo.
Une chose est certaine : le débat sur le référendum ne fait que commencer, et chaque étape de cette procédure sera suivie avec une attention particulière par la classe politique comme par l’ensemble de la population.
La Rédaction
