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Coupe du monde 2026 : La 86e minute, ce cruel rendez-vous qui a brisé les rêves de l’Afrique

Par Timothée Prince ODIA

(Kolwezi, le 02 Juillet 2026). La Coupe du monde 2026 a rappelé une vérité impitoyable : à ce niveau, un match ne dure pas 85 minutes, mais jusqu’au dernier coup de sifflet. Pour trois sélections africaines, le rêve s’est envolé au même moment, ou presque : la 86e minute.

La Côte d’Ivoire a été la première à voir son destin basculer. Alors que les Éléphants se dirigeaient vers les prolongations face à la Norvège, ils ont encaissé le but fatal à la 86e minute.

Quelques heures plus tard, la RDC, héroïque face à l’Angleterre, a longtemps résisté avant de craquer elle aussi à la 86e minute. Les Léopards avaient fait douter l’un des favoris du tournoi, mais un seul instant d’inattention a suffi pour mettre fin à leur aventure.

Enfin, le scénario le plus cruel est revenu au Sénégal. Solides et dominateurs, les Lions de la Teranga menaient 2-0 jusqu’à la 86e minute. L’entrée en scène de Romelu Lukaku a tout changé. Son but a relancé la Belgique, qui a ensuite égalisé avant de s’imposer en prolongation. Une élimination difficile à digérer pour une équipe qui avait déjà un pied en huitièmes de finale.

Cette 86e minute n’est évidemment pas une malédiction. Elle met surtout en lumière ce qui sépare encore les grandes nations habituées à jouer les derniers tours des équipes africaines : la gestion des fins de match. À ce stade de la compétition, la fatigue s’accumule, la concentration baisse, les erreurs se paient immédiatement et l’expérience devient une arme aussi précieuse que le talent.

L’Afrique n’a plus rien à prouver sur le plan technique. Ses joueurs évoluent dans les plus grands championnats du monde et ses sélections rivalisent désormais avec les meilleures. Mais pour franchir un nouveau cap, il faudra apprendre à tuer les matchs quand l’occasion se présente, à souffrir intelligemment dans les dernières minutes et à conserver la lucidité lorsque les jambes ne répondent plus.

La différence entre une élimination et un exploit ne tient parfois qu’à quelques minutes. Pour l’Afrique, cette Coupe du monde aura rappelé que les cinq dernières minutes peuvent peser bien plus lourd que les quatre-vingt-cinq premières.

La Rédaction