Sécurité

Kolwezi : un deuil vire à la panique après l’irruption de jeunes armés de machettes

Par Timothée Prince ODIA

(Kolwezi, le 27 Juin 2026). Un groupe de jeunes armés de machettes a semé la panique lors d’une veillée mortuaire à Musonoie dans la nuit du vendredi au samedi. L’incident ravive les inquiétudes liées à l’insécurité persistante dans ce quartier de Kolwezi. Les habitants dénoncent un climat devenu invivable.

La recrudescence de l’insécurité continue d’alimenter la peur dans le quartier Musonoie, à Kolwezi. Dans la nuit du vendredi 25 au samedi 26 juin 2026, un groupe de jeunes armés de machettes a fait irruption dans une veillée mortuaire organisée sur l’avenue Maï-Ndombe, semant la panique parmi les personnes venues présenter leurs condoléances.

Selon plusieurs témoins, ces individus ont brusquement envahi la cérémonie et exigé de l’argent. La situation a failli dégénérer, mais un habitant a réussi à alerter un officier de police grâce au numéro d’un colonel. Une jeep de la Police nationale congolaise est rapidement intervenue sur les lieux, mettant fin à l’incident.

Pour les habitants, cet épisode n’est qu’un exemple parmi tant d’autres d’une insécurité devenue quasi quotidienne. Ils dénoncent également les fréquentes coupures d’électricité qui favorisent les actions de ces groupes de jeunes, souvent actifs la nuit. Certains riverains estiment que la précarité sociale et les tensions liées aux activités minières contribuent aussi à alimenter ce phénomène.

Au-delà de cet incident, c’est un véritable climat de psychose qui s’installe à Musonoie. Ce quartier, où résident de nombreux retraités de la Gécamines ainsi que des personnes du troisième âge, vit au rythme des incursions de groupes de jeunes délinquants armés. Plusieurs habitants affirment ne plus se sentir en sécurité, particulièrement à la tombée de la nuit, craignant des agressions, des actes d’extorsion ou des attaques à domicile. Ils appellent les autorités à renforcer durablement la présence des forces de sécurité afin de mettre un terme à cette insécurité grandissante.

Au-delà de cet incident, la situation semble s’aggraver : même en journée, des groupes de jeunes organisés en trois bandes rivales — Jamaica, Bana Nsoko et Sabat — s’affrontent désormais régulièrement dans les rues de Musonoie, semant la panique et perturbant les activités quotidiennes.

La rédaction