Afrique du Sud : la peur gagne les communautés étrangères, des Congolais lancent un appel au secours

Par Timothée Prince ODIA
(Kolwezi, le14 juin 2026). Un climat d’inquiétude continue de s’installer parmi les ressortissants étrangers vivant en Afrique du Sud, sur fond de recrudescence des discours et manifestations hostiles aux migrants.
Plusieurs mouvements opposés à l’immigration clandestine ont fixé au 30 juin une échéance symbolique, exigeant le départ des étrangers en situation irrégulière. Cette montée des tensions suscite la peur au sein de nombreuses communautés africaines établies dans le pays.
Dans la province du KwaZulu-Natal, des milliers de Malawites ont déjà quitté leurs habitations pour se regrouper dans un espace public à Durban, dans l’attente d’un éventuel rapatriement. D’autres ressortissants originaires du Zimbabwe, du Mozambique, du Nigeria ou encore de la République démocratique du Congo vivent également dans l’angoisse d’éventuelles représailles.
Au sein de la diaspora congolaise, plusieurs compatriotes ont multiplié les appels à l’aide et réclamé une plus grande protection. Les actes de xénophobie visant des Congolais ont d’ailleurs été au centre des préoccupations des autorités de Kinshasa ces dernières semaines.
Devant la représentation nationale, la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, avait assuré que la sécurité et la dignité des Congolais vivant en Afrique du Sud demeuraient une priorité pour le gouvernement congolais.

Pendant ce temps, plusieurs organisations de défense des droits humains appellent Pretoria à agir afin de mettre fin aux violences et aux intimidations visant les migrants africains et asiatiques.
Alors que l’échéance du 30 juin approche, l’inquiétude grandit parmi des milliers d’étrangers installés dans la première puissance économique du continent, où les tensions xénophobes continuent de raviver le spectre des violences qui ont déjà marqué l’histoire récente du pays.
La rédaction
