Kolwezi : l’UDPS dénonce une « traque politique » contre ses mandataires notamment à Fungurume, Mutshatsha et dans le secteur Luilu

Par Noé KALEMEKO
(Kolwezi le 4 Mai 2025). Dans un point de presse organisé ce dimanche 4 Mai à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba, le Président de la fédération UDPS/Kolwezi 2, Elie Mbumb, a vivement dénoncé les suspensions et pressions subies par plusieurs cadres locaux du parti au pouvoir. Il pointe du doigt un acharnement ciblé motivé, selon lui, uniquement par l’appartenance politique de ces gestionnaires à l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS).
Evoquant en particulier le cas du bourgmestre Leusaint Kalend Ntamb de Fungurume et de l’administrateur du territoire de Mutshatsha, Elie Mbumb n’a pas mâché ses mots.
« Ce que vous reprochez au bourgmestre de Fungurume, ce sont des faits bénins. Vous voulez lui coller un dossier vieux de trois ans, alors qu’il venait à peine d’entrer dans la gestion. Et cela uniquement parce qu’il est de l’UDPS. »

S’agissant de l’administrateur de Mutshatsha, suspendu depuis 20 mois sans motif valable selon lui, Mbumb affirme avoir personnellement alerté le président de l’Assemblée provinciale et la gouverneure du Lualaba.
« Elle a dit qu’elle allait voir de prêt ce dossier, mais rien n’a été fait. Pourtant, le Secrétaire général à l’Intérieur a notifié sa réhabilitation. »
Dans sa déclaration, Elie Mbumb a interpellé directement le ministre national de l’Intérieur, Jacquemin Shabani.
« Vous avez intimé l’ordre à la province de réhabiliter le bourgmestre de Fungurume. Mais où est votre pouvoir si cet ordre n’est pas exécuté ? » Il rappelle que le bourgmestre concerné n’a commis aucun détournement et a même investi dans des projets d’infrastructure dans sa contrée.
Pour lui, la véritable raison de ces suspensions est ailleurs.
« Il a refusé de céder au marché de gré à gré. Voilà pourquoi on le traque. Vous ne servez pas certains intérêts privés, on vous traque. »
Dans une rare franchise, le Président de l’UDPS/Kolwezi 2 n’a pas hésité à critiquer le silence des cadres du parti basés à Kinshasa.
« Ils se taisent. Ils doivent être conséquents. Le parti n’a pas commencé avec Tshisekedi, et il ne doit pas finir avec lui. »
Selon lui, cette gestion injuste fragilise l’UDPS à la base et met en péril ses perspectives électorales.
« Si on organisait les élections aujourd’hui, vous pensez qu’on irait avec quels moyens ? On n’a rien ! » a-t-il lâché, soulignant l’urgence d’un sursaut de cohérence et de justice à l’intérieur même du parti cher à Etienne Tshisekedi, le père du Chef de l’État Félix Tshisekedi.
La Rédaction
