Lualaba : «Kolwezi est le Dubaï de l’Afrique centrale » Ministre Philippe Roy Kaumba

Par Timothée Prince ODIA
(Kolwezi, le 26 Juin 2026).« Vous êtes en train de vivre le Dubaï de l’Afrique centrale ici à Kolwezi. » La déclaration est du ministre provincial de l’Intérieur, Roy Kaumba. Prononcée lors d’une visite de chantier aux côtés de la gouverneure Fifi Masuka Saini, elle accompagne les importants travaux de modernisation engagés dans la capitale mondiale du cobalt.
Ces dernières années, Kolwezi connaît une multiplication des chantiers d’infrastructures. Des routes sont asphaltées, des avenues réhabilitées et plusieurs quartiers longtemps confrontés à la poussière voient leur cadre de vie évoluer.
Au quartier Jolie Site Kazembe, les travaux progressent à un rythme soutenu. Venue inspecter le chantier, la gouverneure Fifi Masuka Saini a insisté sur la qualité des ouvrages et sur la nécessité pour les habitants de préserver les caniveaux afin d’assurer la durabilité des infrastructures.
Pour les autorités provinciales, ces investissements traduisent la volonté de transformer durablement le Lualaba, conformément à la vision de développement portée par le président Félix-Antoine Tshisekedi.
La comparaison avec Dubaï, en revanche, suscite des interrogations. Si la ville émiratie est souvent citée comme un modèle de modernité, son développement repose également sur une économie diversifiée, des services publics performants, une planification urbaine de long terme et des infrastructures de dimension internationale.
À Kolwezi, les progrès réalisés sur le réseau routier sont visibles. Toutefois, plusieurs défis demeurent. La croissance rapide de la ville continue de mettre sous pression les services publics, notamment en matière d’assainissement, de mobilité, de gestion des déchets, d’approvisionnement en eau et d’urbanisation.
Pour de nombreux habitants, l’amélioration des routes représente déjà un changement concret dans leur quotidien. Mais la qualification de « Dubaï de l’Afrique centrale » reste avant tout un objectif affiché par les autorités plutôt qu’une réalité unanimement admise.
La rédaction
