Kolwezi : plusieurs quartiers pris en otage par des gangs qui dictent la loi de la rue

Par Michel Izard
(Kolwezi, le 26 Juin 2026). Kolwezi vit depuis plusieurs semaines sous la pression inquiétante de groupes de jeunes délinquants qui s’affrontent, agressent et sèment la peur dans plusieurs quartiers de la ville. À Musonoie, Tshipuki, Kasulo, Bel Air 2 et Kanina, les habitants disent assister impuissamment à une montée de la violence marquée par des affrontements à la machette, des coupures de route et des actes d’extorsion.
Une insécurité qui gagne du terrain
Au quartier Musonoie, précisément sur Kipushi 3, des groupes de délinquants communément appelés Jamaïque et Sabat se sont violemment affrontés ce jeudi. Selon plusieurs témoignages, l’un des membres a été grièvement blessé à coups de machette, ce qui illustre la brutalité de ces règlements de comptes qui se déroulent parfois en plein jour.
Dans d’autres zones, notamment à Bel Air 2, les habitants disent avoir vécu des scènes de panique à cause des affrontements entre bandes rivales. De jeunes organisés en groupe se comportent en véritables maîtres des lieux, ils imposent leur loi à la population. Cette situation touche plusieurs quartiers de la ville de Kolwezi notamment :
• Kasulo.
• Tshipuki.
• Musonoie.
• Bel Air 2.
• Kanina.
Dans ces quartiers, les populations dénoncent des agressions répétées, des tracasseries et des blocages de routes. Malgré certaines interpellations, l’insécurité semble persister et même s’étendre.
*Des arrestations, mais l’hémorragie continue.*
Les autorités provinciales ont multiplié les opérations de sécurité pour tenter de contenir la situation. Plus de 20 présumés malfaiteurs ont récemment été présentés au ministre provincial de l’Intérieur et de la Sécurité à Kolwezi, en présence du maire de la ville, Me Jacques Masengo Kindele. Parmi eux figuraient des personnes poursuivies pour meurtre, coupe de route, extorsion et vol à la tire.
Par ailleurs, une vaste opération de bouclage menée dans la nuit du 13 mai dans les quartiers Tshipuki et Tshabula a conduit à l’arrestation de 246 présumés bandits, selon les services de sécurité de la province. Cette action s’inscrivait dans la volonté de restaurer la paix et de rassurer la population.
Les populations vivent toujours sous tension, malgré ces opérations. Beaucoup estiment que les arrestations, bien que saluées, ne suffisent pas encore à mettre fin durablement au phénomène. La population appelle à une présence sécuritaire renforcée, à des patrouilles régulières et à des mesures plus fermes pour empêcher le retour de ces groupes violents.
La Rédaction
