Société

Lualaba : le Ministre Jean-Pierre Kalenga Mupataie relève des avancées significatives dans les processus de délocalisation des communautés

Par Noé KALEMEKO

(Kolwezi le 21 Décembre 2025). Contrairement aux discours alarmistes souvent relayés sur les délocalisations minières au Lualaba, les autorités provinciales saluent aujourd’hui des progrès notables enregistrés dans la gestion et l’encadrement de ces opérations sensibles. C’est le message porté par le Ministre provincial des Affaires foncières, de la Pêche, de l’Élevage, de l’Agriculture et du Développement rural, Jean-Pierre Kalenga Mupataie, lors d’une table ronde consacrée à la problématique de la délocalisation des communautés locales.

Organisée par l’ONG Afrewatch en collaboration avec l’IGDH et l’IPDHOR, cette rencontre a réuni à Kolwezi un large éventail d’acteurs clés, notamment la société civile dans sa diversité, les représentants des communautés impactées, les médias ainsi que la Commission provinciale de délocalisation (CPD).

L’Objectif est d’évaluer les mécanismes existants, renforcer le dialogue et dégager des pistes d’amélioration durables.

Les travaux se sont déroulés autour de trois panels par jour, complétés par des discussions en groupes, favorisant une analyse approfondie et inclusive de la question. Cette méthodologie participative a permis aux différentes parties prenantes d’exprimer leurs préoccupations, mais aussi de reconnaître les efforts consentis par les institutions provinciales dans l’encadrement des délocalisations.

En sa qualité de président de la Commission provinciale de délocalisation, le Ministre Jean-Pierre Kalenga Mupataie a dressé un état des lieux global du processus dans la province du Lualaba. Il a rassuré l’assistance quant au bon déroulement des opérations, insistant sur le fait qu’elles s’effectuent dans un climat de paix, de concertation et de respect des textes légaux.

Pour illustrer ses propos, le patron des Affaires foncières du Lualaba a cité la délocalisation de Manomapia, récemment menée à terme sans heurts. Selon lui, cette opération constitue un exemple éloquent de ce que peut produire une collaboration étroite entre les autorités, les entreprises concernées et les communautés locales.

« Les populations concernées ont été indemnisées conformément aux textes en vigueur, et le processus s’est déroulé dans la quiétude », a-t-il souligné, démontrant ainsi que la délocalisation, lorsqu’elle est bien encadrée, peut se faire dans le respect des droits des communautés.

Le Ministre Jean-Pierre Kalenga Mupataie a également rappelé que toute opération de délocalisation est préalablement autorisée par l’autorité provinciale, en l’occurrence la Gouverneure Fifi Masuka Saini, garante de la légalité et de la transparence du processus. Cette étape préalable vise à éviter les abus, à renforcer le contrôle de l’État et à assurer que les communautés affectées bénéficient des mesures d’accompagnement prévues par la loi.

Selon lui, l’État provincial joue pleinement son rôle d’arbitre et de régulateur, veillant à concilier les impératifs du développement minier avec la protection des droits et des intérêts des populations locales.

Prévu pour s’achever ce samedi, l’atelier débouchera sur une série de recommandations et de solutions concrètes, issues des échanges entre les participants. Celles-ci seront compilées dans une feuille de route destinée aux décideurs provinciaux et nationaux.

Ce, pour améliorer davantage les mécanismes de délocalisation, renforcer la concertation entre toutes les parties prenantes et garantir un développement harmonieux du Lualaba, où l’exploitation minière rime avec la justice sociale et le respect des communautés locales.

Le Ministre Jean-Pierre Kalenga Mupataie a également tenu à préciser que les indemnités destinées aux personnes impactées sont désormais versées par voie bancaire. Selon lui, ce mécanisme vise à garantir la traçabilité, la transparence et la sécurisation des fonds, contrairement aux pratiques antérieures souvent décriées, où les paiements s’effectuaient en dehors des circuits bancaires officiels. Cette réforme, a-t-il souligné, permet de protéger les bénéficiaires et de prévenir toute manipulation ou détournement des indemnisations.

La Rédaction