Lualaba : le projet de production des boutures de manioc initié par le Ministre Jean-Pierre Kalenga Mupataie en partenariat avec l’IITA entre dans sa phase opérationnelle

Par Noé KALEMEKO
(Kolwezi le 8 Juillet 2026). Le projet de développement d’un système de production de semences de manioc dans la province du Lualaba franchit une nouvelle étape. Après la signature, au mois d’avril dernier, d’un protocole d’accord entre le Gouvernement provincial, représenté par le ministre des Affaires foncières, Pêche, Élevage et Développement rural, Jean-Pierre Kalenga Mupataie, et l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA), les premières activités de terrain ont été lancées dans le territoire de Mutshatsha.
Retenu par d’autres obligations liées aux affaires de l’État, le ministre Jean-Pierre Kalenga Mupataie a mandaté une délégation composée des experts de l’IITA ainsi que de sa conseillère chargée de l’Agriculture, Prisca Kapalanga, pour se rendre au village Tende, dans le groupement Mpwene. Leur mission était de procéder à la délimitation d’une dizaine d’hectares qui serviront de site pilote pour la mise en œuvre du projet.

À leur arrivée, les membres de la délégation ont été accueillis par le chef du groupement Mpwene avant de visiter le terrain retenu. L’autorité coutumière a présenté une vaste étendue de terres fertiles, rappelant que le village Tende est reconnu pour son fort potentiel dans la culture du manioc. Il a également exprimé sa gratitude envers le Gouvernement provincial dirigé par la gouverneure Fifi Masuka Saini ainsi qu’au ministre Jean-Pierre Kalenga Mupataie pour les efforts engagés afin de sauver cette culture vivrière, fortement affectée depuis plusieurs mois par la pourriture racinaire.
« Nous remercions la Gouverneure Fifi Masuka Saïni pour avoir pensé à notre groupement. Le manioc est notre principale culture, mais depuis plusieurs années , nous faisons face à la pourriture racinaire qui réduit considérablement nos récoltes. Nous pensons que ce projet apportera une solution durable et contribuera à améliorer les conditions de vie de notre population. Nous sommes prêts à accompagner sa mise en œuvre. »

De son côté, la délégation de l’IITA, composée notamment du Docteur Joseph Atehnkeng, Hub Manager de l’IITA à Lubumbashi, et d’Espoir Birhashwirwa, technicien au sein de cette organisation, a invité la population à s’approprier pleinement cette initiative. Le Docteur Joseph Atehnkeng a salué l’accompagnement technique du Gouvernement provincial à travers le ministère de l’agriculture avant d’expliquer que les boutures qui seront multipliées dans le groupement Mpwene sont des variétés améliorées, résistantes aux principales maladies qui affectent le manioc. Selon lui, cette intervention répond à la volonté du ministre Jean-Pierre Kalenga Mupataie d’apporter une solution durable à la pourriture racinaire qui menace la production dans plusieurs zones de la province.
Selon les responsables du projet, cette phase pilote s’étendra sur une période d’une année, voire davantage en fonction des résultats obtenus lors de la multiplication des boutures. Les performances enregistrées permettront d’évaluer l’évolution du projet avant son déploiement progressif.
« Nous sommes ici pour lancer la phase pratique d’un projet qui permettra de produire des semences de manioc de qualité, résistantes aux principales maladies. Cette phase pilote durera environ une année, voire davantage selon les résultats de la multiplication des boutures. Après cette étape, l’objectif est d’étendre progressivement le projet dans tous les territoires de la province du Lualaba afin de renforcer durablement la sécurité alimentaire. »

A terme, cette initiative ne se limitera pas au territoire de Mutshatsha. Le projet est appelé à être étendu dans l’ensemble des territoires de la province du Lualaba afin de faciliter l’accès des agriculteurs à des semences de qualité, d’améliorer les rendements agricoles et de contribuer durablement au renforcement de la sécurité alimentaire.
Conformément au protocole d’accord signé entre le Gouvernement provincial et l’IITA, un nouveau système de production de semences de manioc sera progressivement mis en place pour corriger les insuffisances observées dans la multiplication des boutures et offrir aux producteurs des variétés plus performantes et résistantes aux maladies.
La Rédaction
