Kolwezi : des enfants exposés aux risques miniers à Kamilombe, la bourgmestre de Dilala interpelle la coopérative CMDS

Par Timothée Prince ODIA
(Kolwezi, le 01 Juin 2026). À Kamilombe, dans le quartier Kapata à Kolwezi, des enfants continuent d’être visibles sur les remblais miniers où s’activent quotidiennement des exploitants artisanaux à la recherche du cuivre et du cobalt. Une situation jugée préoccupante par la Bourgmestre de ka commune de Dilala, qui dénonce non seulement une atteinte aux droits de l’enfant, mais également de graves risques pour leur sécurité.
Sur les remblais de Kamilombe, l’activité ne faiblit pas. Chaque jour, femmes, jeunes et creuseurs artisanaux fouillent la terre dans l’espoir de trouver quelques kilogrammes de minerais. Mais au milieu de cette intense activité minière, une présence interpelle : celle d’enfants évoluant dans un environnement réputé dangereux.
Pour l’autorité communale, cette situation ne peut être banalisée. En visite sur le site, la bourgmestre de Dilala, Françoise Mangweji Kuwaha, a tiré la sonnette d’alarme sur la présence de mineurs dans cette zone d’exploitation artisanale.
L’autorité communale a appelé les femmes présentes sur le site ainsi que les responsables de la coopérative minière CMDS à assumer leurs responsabilités dans la protection des enfants et à veiller au respect de leurs droits fondamentaux.
Au-delà de la question du travail ou de la présence des enfants sur le site, la bourgmestre met en garde contre les nombreux dangers auxquels ils sont exposés. Entre les excavations ouvertes, les mouvements de terre, les engins et les risques d’éboulement, les remblais miniers constituent un environnement particulièrement hostile pour les mineurs.
Mais les inquiétudes ne s’arrêtent pas là. Les autorités alertent également sur les conséquences des creusements anarchiques réalisés à proximité des pylônes électriques qui traversent la zone. Selon Françoise Mangweji Kuwaha, ces travaux fragilisent les infrastructures et pourraient provoquer l’effondrement de certains ouvrages.
Une telle situation exposerait non seulement les exploitants artisanaux à des accidents potentiellement mortels, mais pourrait également priver une partie du quartier Kapata d’électricité.
Au regard des menaces, la bourgmestre de Dilala exige une exploitation plus responsable, respectueuse des normes de sécurité et des droits des populations les plus vulnérables.
Son intervention remet également en lumière le rôle attendu de la coopérative CMDS dans l’encadrement des activités menées sur le site. Alors que les autorités multiplient les alertes, la question de la protection des enfants et du respect des mesures sécuritaires demeure plus que jamais posée.
À Kamilombe, l’exploitation artisanale continue de faire vivre de nombreuses familles. Mais pour les autorités locales, aucun impératif économique ne peut justifier l’exposition des enfants à des dangers susceptibles de compromettre leur sécurité, leur santé et leur avenir.
La Rédaction
