Lualaba/Axe Kakanda : Amos Mashao Mununga sonne l’alarme contre le rançonnement et les barrières illégales

Par Timothée Prince ODIA
(Kolwezi, le 20 Janvier 2026). Sur l’axe de Kakanda, automobilistes et cyclistes sont quotidiennement soumis à des paiements imposés à chaque barrière érigée le long de cette route stratégique du Lualaba. Des prélèvements sans base légale, dénoncés depuis des mois par les usagers, mais qui continuent de pénaliser lourdement les populations.
Face à cette situation jugée inacceptable, le député provincial élu de la circonscription électorale de Lubudi et questeur de l’Assemblée provinciale du Lualaba, Amos Mashao Mununga, est monté au créneau. Descendu sur le terrain, il a haussé le ton et dénoncé une véritable entreprise de tracasserie contre les citoyens.
« Enlevez cette barrière et allez travailler ailleurs. Si je vous retrouve encore ici, je vais vous arrêter et vous emmener avec moi. Vous avez exagéré dans la tracasserie. Pourquoi faites-vous payer les gens inutilement, sans aucun fondement ? Sommes-nous dans la jungle ? »
Pour l’élu de Lubudi, ces pratiques n’ont rien à voir avec un péage légal. Elles constituent une violation grave des lois de la République et une atteinte directe à l’autorité de l’État.
« Que ce soit votre première et dernière fois. Allez dire à celui qui vous a donné ces ordres que nous les refusons. Nous n’acceptons pas la tracasserie. Les gens souffrent pendant que vous prenez plaisir à les tracasser. C’est inacceptable. »
Sur cet axe, plusieurs usagers affirment être contraints de payer sous la menace, parfois sans reçu, avec des montants variant selon l’humeur des percepteurs. Une situation qui alimente colère et frustration au sein de la population.
« On paye à chaque barrière, même pour une courte distance. Si tu refuses, on te bloque la route. »
« Cette intervention était attendue depuis longtemps. Maintenant, on espère que ça va changer. » expliquent les usagers de cette route d’intérêt capital
Conscient de la gravité des faits, Amos Mashao Mununga annonce que l’Assemblée provinciale du Lualaba va se saisir du dossier afin d’y apporter une réponse institutionnelle.
« Nous allons mettre en place, au niveau de l’Assemblée provinciale, une commission pour descendre sur le terrain et contrôler toutes les barrières illégales. Nous savons que seuls la province, le niveau national ou le SOPEL ont le droit d’ériger des péages. Le reste, c’est de la tracasserie. Certains rançonnent la population jusqu’à 50 000, voire 100 000 francs congolais. »
Sur l’axe de Kakanda, la dénonciation est désormais officielle et assumée au niveau parlementaire. Les regards sont désormais tournés vers l’Assemblée provinciale du Lualaba, appelée à transformer cette interpellation musclée en actions concrètes pour mettre définitivement fin aux barrières illégales et restaurer l’autorité de l’État.
La Rédaction
