Société

Lualaba : sollicitant l’intervention du Chef de l’Etat, le 27 communautés ayant signées le cahier des charges avec Boss Mining dénoncent le pillage systématique des ressources minières

Par Timothée Prince ODIA

(Kolwezi le 31 Mai 2025). A travers une pétition adressée au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, 27 communautés locales impactées par le projet minier de Boss Mining, réunies autour de leurs chefs coutumiers au Cercle Tshungu, ont exprimé leur ras-le-bol face au pillage systématique de la concession de l’entreprise par des opérateurs illégaux, notamment des ressortissants chinois et libanais, soutenus par certains militaires et services étatiques.

Ces communautés, réparties entre les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga, dénoncent l’occupation illégale de plusieurs sites miniers notamment Disele, Nkela, Kikana, Mukondo, où des minerais sont extraits à grande échelle sans aucun respect de la législation congolaise ni bénéfice pour les populations locales.

Elles affirment que ces activités sont orchestrées avec la complicité d’individus se réclamant proches du pouvoir, parmi lesquels sont cités nommément Kally et Christian Tshisekedi, frères du Chef de l’État, ainsi que Théo Mbiye, présenté comme son proche.

Les signataires pointent du doigt la militarisation abusive de la concession, les violations des droits humains, la dégradation de l’environnement et l’aggravation de la pauvreté. Ils déplorent également l’arrêt de la mise en œuvre du cahier des charges signé avec Boss Mining en août 2023, document pourtant censé garantir des projets de développement local.

Par ailleurs, les communautés exigent :

•   Le retrait immédiat de tous les militaires, services étatiques non éligibles et envahisseurs de la concession de Boss Mining ;

•   Le rétablissement de l’entreprise dans ses droits pour qu’elle reprenne pleinement ses activités et tienne ses engagements envers les communautés ;

•   L’ouverture d’une enquête sur les personnes impliquées dans le pillage des ressources et les réseaux de complicités politiques et militaires.

Les communautés sollicitent l’intervention directe du Président de la République afin de restaurer l’État de droit, protéger les ressources du pays et garantir le respect des engagements sociaux envers les populations impactées.

La Rédaction