Assassinat d’Adonis Numbi à Lubumbashi, l’un des présumés assassin passe aux aveux

Par Noé KALEMEKO
Lubumbashi, Haut-Katanga – La scène criminelle qui a coûté la vie à Adonis Numbi, journaliste tué à Lubumbashi, a pris une tournure décisive avec l’arrestation d’un groupe de présumés meurtriers. Un total de 7 hommes et 3 femmes ont été présentés par les autorités locales, sous la conduite des services de sécurité, au gouverneur de la province, Jacques Kyabula.

Le crime, dont les détails macabres ont été révélés lors de l’interrogatoire, s’est produit dans un contexte de violence organisée, avec l’utilisation de machettes pour achever le journaliste.
L’un des membres du groupe arrêté a fourni des informations choquantes, expliquant comment Numbi a été tué avec une machette, un acte de violence qui a secoué non seulement la province, mais l’ensemble du pays.
L’enquête sur ce meurtre continue, avec la volonté des autorités de découvrir et d’appréhender le cerveau de cette bande criminelle. Un procès public en flagrance est d’ores et déjà prévu pour ce vendredi.

Le groupe de criminels, composé de jeunes hommes et de femmes, a été décrit comme un réseau bien organisé. Les présumés assassins sont âgés d’une trentaine d’années, et l’un d’eux est époux d’une criminelle également arrêtée. Le journaliste, victime de surveillance, ont été suivis par leurs agresseurs avant l’attaque.
Le colonel Paul Kilutwa a confirmé que six motos, transportant un total de 12 personnes, ont quitté Katuba Foyer, résidence des suspects, pour Machibisha où le crime a été perpétré.
Jean-Jacques Kachiba, ministre provincial de l’Intérieur, a précisé que l’arrestation de ce groupe n’était que la première étape, et que l’enquête se poursuivait pour découvrir tous les membres du réseau impliqués. Le ministre a révélé que les criminels avaient agi avec une grande planification et avaient même acheté des machettes avant de se rendre sur les lieux du crime.
La police semble avoir mis à jour une opération criminelle plus vaste, impliquant des membres de plusieurs quartiers de Lubumbashi.
Dans une déclaration forte, le gouverneur Kyabula a ordonné l’organisation immédiate d’un procès public, soulignant que tous les moyens seraient déployés pour garantir un jugement rapide et transparent. Il a exprimé la volonté d’honorer la mémoire de Numbi en veillant à ce que justice soit rendue de manière publique, avec une couverture médiatique pour informer la population.
Pour l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), cette arrestation constitue une satisfaction partielle. La deuxième vice-présidente nationale, Marianne Mujingi Yav, a souligné qu’il restait à attendre la fin du procès pour que les coupables soient jugés selon la rigueur de la loi. Elle a également évoqué la possibilité d’une sanction sévère, allant jusqu’à la peine de mort, en fonction des verdicts rendus.
Les journalistes de la République Démocratique du Congo, espèrent un procès juste et équitable, avec des peines à la hauteur du crime, désormais plus que jamais d’actualité. La province du Haut-Katanga, mobilisée autour de ce dossier, reste attentive à l’évolution de cette affaire criminelle d’envergure.
La Rédaction
