Corneille Nangaa, l’AFC/M23 et cinq chefs de groupes armés frappés par les nouvelles sanctions de l’ONU

Par Timothée Prince ODIA
(Kolwezi le 17 Juillet 2026). Le Conseil de sécurité des Nations unies a renforcé la pression sur plusieurs responsables et groupes armés impliqués dans l’instabilité dans l’est de la République démocratique du Congo. À travers son Comité des sanctions établi dans le cadre de la résolution 1533, l’ONU a décidé d’inscrire six individus et deux entités sur sa liste des personnes et groupes visés par des mesures restrictives.
Parmi les personnes sanctionnées figure Corneille Nangaa, coordonnateur de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23). Sont également concernés John Imani Nzenze, responsable du renseignement du M23, Sébastien Uwimbabazi, Gustave Kubwayo (FDLR), Muhammed Lumisa (ADF) ainsi que Charles Sematama, présenté comme chef militaire du groupe armé Twirwaneho.
L’AFC/M23 et le groupe armé Twirwaneho figurent également parmi les entités ajoutées à la liste des structures sanctionnées par les Nations unies.
Les mesures décidées à leur encontre comprennent notamment le gel des avoirs, l’interdiction de voyager et un embargo sur les armes. Ces sanctions visent à limiter les capacités d’action des personnes et organisations accusées de contribuer à la déstabilisation de l’est de la RDC.
Cette décision intervient alors que les autorités congolaises et la communauté internationale poursuivent les efforts diplomatiques et sécuritaires pour tenter de ramener la paix dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, confrontées depuis plusieurs années à l’activisme de nombreux groupes armés.
À travers ces nouvelles sanctions, l’ONU entend maintenir la pression sur les acteurs identifiés comme participant à l’insécurité dans l’est du pays et rappeler la nécessité d’une solution durable à la crise sécuritaire.
La Rédaction
