Société

KBM 2026 : le DP Franck Kassanda met en avant le modèle de formation de l’INPP face aux exigences du secteur privé

Par Timothée Prince ODIA

(Kolwezi le 21 Mai 2026). À l’heure où les entreprises du Grand Katanga réclament une main-d’œuvre toujours plus qualifiée, la question de l’adéquation entre la formation professionnelle et les besoins du marché s’est imposée au cœur des débats de la 7ᵉ édition du Katanga Business Meeting (KBM).

Réunis dans un panel organisé par Enabel sous le thème « Investir dans le développement des compétences pour accélérer la croissance économique du Grand Katanga : cas du corridor de Lobito », plusieurs acteurs institutionnels, dont la FEC, l’ONEM et l’INPP, ont confronté leurs visions sur l’avenir de la formation professionnelle en République démocratique du Congo.

Face aux préoccupations du secteur privé, le directeur provincial de l’INPP Lualaba, Franck Kassanda Kashila, a défendu la capacité de son institution à adapter ses programmes aux réalités du marché du travail.

Pour lui, l’adaptation permanente des curricula constitue un levier essentiel pour réduire le décalage entre la formation et l’emploi.

« L’objectif est de fournir une main-d’œuvre locale qualifiée capable de répondre aux attentes des entreprises et de participer efficacement aux grands chantiers de développement du pays », a-t-il expliqué.

Créé pour assurer la qualification professionnelle de la main-d’œuvre active congolaise, l’INPP base son approche sur l’identification préalable des besoins exprimés par les entreprises. Le processus comprend notamment une analyse des attentes de l’employeur, des tests psychotechniques et professionnels destinés à évaluer le niveau des apprenants, avant l’élaboration de programmes de formation adaptés.

Selon le Directeur Franck Kassanda Kashila, les contenus pédagogiques sont conçus avec la participation directe des professionnels de métier, notamment des techniciens issus des entreprises concernées.

« Nos programmes sont élaborés avec les praticiens afin de garantir une formation en phase avec les réalités du terrain », a-t-il souligné.

Au-delà de la formation elle-même, l’INPP met également en place des évaluations intermédiaires et certificatives avant d’assurer un suivi post-formation afin de mesurer le niveau de satisfaction des entreprises bénéficiaires.

Interrogé sur la capacité de l’établissement à répondre techniquement aux besoins du secteur privé, le directeur provincial a rappelé que l’INPP dispose de formateurs régulièrement recyclés et n’hésite pas à recourir à une expertise internationale lorsque certaines compétences spécifiques l’exigent.

« Aucun centre de formation au monde ne réunit à lui seul toutes les expertises. Lorsque cela s’avère nécessaire, nous faisons appel à des spécialistes externes afin de garantir une formation de qualité », a-t-il affirmé.

Il a également mis en avant les certifications délivrées par l’institution, notamment le Certificat de compétence professionnelle pour les travailleurs en activité et le Certificat de qualification professionnelle destiné aux apprenants suivant un parcours complet de formation.

L’un des temps forts de son intervention a porté sur les perspectives de développement de l’INPP dans la province du Lualaba.

Franck Kassanda Kashila a annoncé l’inauguration, prévue en décembre prochain, d’un nouveau centre de formation ultramoderne à Kolwezi.

« Les Lualabais auront bientôt la chance de disposer du plus grand centre de formation professionnelle d’Afrique centrale. Les équipements sont déjà commandés et nous restons ouverts à tout partenaire désireux d’accompagner cet élan », a déclaré le directeur provincial.

À travers cette intervention, l’INPP a voulu démontrer qu’au-delà de la formation classique, l’établissement entend jouer un rôle stratégique dans la préparation des compétences nécessaires à l’industrialisation, à la transformation locale des ressources et à la croissance économique du Grand Katanga.

La Rédaction