RDC/Sécurité: voici les identités des officiers militaires et des civils transférés à la prison de Ndolo

(Jeudi 08 janvier 2026)Plusieurs hauts gradés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été transférés à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa, à l’issue d’une enquête approfondie de six mois menée par les experts du Conseil national de cyberdéfense (CNC).
Selon cette structure spécialisée, des preuves jugées « irréfutables » auraient été réunies contre les personnes mises en cause.
Parmi les officiers arrêtés figurent le lieutenant-général Franck Buamunda Ntumba, ancien chef de la Maison militaire du président de la République, le général-major Christian Ndaywel Okura, ainsi que les généraux de brigade Benjamin Katende Batubadila et Antoine Longondjo Lobandji, connu sous le sobriquet de Lolo.
La liste des inculpés comprend également le colonel Jules Boele Bagolome, le major Jean Lambert Embole Ngondili, le lieutenant-colonel Ada Sebakungu, ainsi que plusieurs autres officiers et sous-officiers.
L’enquête ne se limite pas aux militaires.
Des civils ont également été interpellés dans le cadre de ce dossier sensible. Il s’agit notamment de Jean Marcel Kabeya Mbuyi, John Safari Bigarura et John Mbu-Letang, présentés comme faisant partie d’un réseau plus large impliqué dans les faits reprochés.
Selon des sources proches du dossier, les personnes poursuivies sont accusées de multiples infractions graves, parmi lesquelles figurent l’association de malfaiteurs, le complot contre le chef de l’État, la tentative d’assassinat, la trahison par contacts avec une puissance étrangère, la violation des consignes militaires, le clientélisme, ainsi que la diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux.
D’autres chefs d’accusation évoquent également l’offense au président de la République, l’incitation à s’armer contre l’autorité de l’État et des faits qualifiés de tribalisme.
Le Conseil national de cyberdéfense affirme que les éléments collectés, notamment des communications numériques, des échanges sensibles et des réseaux d’influence, démontrent l’existence d’un plan structuré visant à porter atteinte aux institutions de la République.
Les autorités judiciaires militaires devront désormais examiner ces accusations lors des audiences à venir.
Les autorités congolaises justifient ces mesures par la nécessité de renforcer la discipline, la loyauté et la cohésion au sein des forces de défense, dans un environnement sécuritaire jugé particulièrement délicat.
Pour l’heure, les présumés accusés sont placés en détention préventive à la prison militaire de Ndolo, en attendant l’ouverture officielle des procès devant les juridictions compétentes. Les autorités assurent que la procédure respectera les règles en vigueur, tout en soulignant la gravité des faits reprochés et les enjeux de stabilité nationale qui entourent ce dossier.
Article tiré du média Okapi News
