Kolwezi/nuisance sonore : le Bourgmestre Thierry Mujinga Sambumba traque les tenanciers des terrasses et bars

Par Timothée Prince ODIA
Les habitants du quartier industriel de la commune de Manika ont exprimé leur ras-le-bol face aux nuisances sonores causées par les alimentations et boîtes de nuit. Le bourgmestre de la commune, Maître Thierry Mujinga Sambumba, a pris en main la situation en convoquant les tenanciers des établissements concernés.
Le quartier industriel , situé dans la commune de Manika, a été initialement conçu comme une zone résidentielle. Cependant, au fil du temps, il a vu émerger divers commerces, notamment des bars et des restaurants. Si cette dynamique économique contribue à l’animation du quartier, elle engendre aussi des désagréments pour les riverains, notamment en raison des nuisances sonores nocturnes.
Conscient de ce dilemme, le bourgmestre a rappelé que toute activité économique ne pouvait être interdite, mais que le respect du cadre de vie des habitants devait primer. Les exploitants de ces établissements se sont ainsi engagés à réduire le volume sonore de leurs enceintes pour limiter les perturbations, tant de jour que de nuit.
Afin de s’assurer du respect de cet engagement, une délégation communale effectuera une descente sur terrain dans dix jours. Cette mission aura pour objectif d’évaluer si les mesures prises par les établissements concernés ont permis de réduire les nuisances sonores.
Cette initiative veut permettre un pas vers une meilleure cohabitation entre les habitants et les commerçants du quartier industriel. Cependant, la réussite de cette démarche dépendra du respect des engagements pris par les tenanciers des bars et alimentations.
Si la régulation du bruit n’est pas effective, les autorités locales pourraient être amenées à prendre des mesures plus strictes pour garantir la quiétude des résidents.
La gestion des nuisances sonores est un défi récurrent dans les zones urbaines en pleine expansion. Le cas du quartier industriel de Manika illustre la nécessité pour les autorités locales d’instaurer des règles claires concernant l’implantation et le fonctionnement des établissements de nuit.
Une réglementation plus stricte sur les horaires d’ouverture, les niveaux sonores admissibles et l’isolation acoustique des établissements pourrait être une solution durable pour éviter de futurs conflits entre habitants et commerçants.
Dans l’attente des résultats de l’évaluation prévue dans dix jours, les habitants espèrent retrouver un environnement plus paisible, tandis que les tenanciers des établissements de nuit devront prouver leur volonté de concilier activités économiques et respect du voisinage.
La Rédaction
