Lualaba : des étrangers appuyés par des Millitaires incontrôlés exploitent illégalement le site de Menda appartenant à Boss Mining

Par Timothée Prince ODIA
C’est un nouvel épisode de pillage minier qui a été repéré dans la province du Lualaba, précisément dans la périphérie de la cité de Kakanda, dans le territoire de Lubudi. Le site de Menda, appartenant à Boss Mining du groupe ERG AFRICA, s’est retrouvé sous le contrôle d’éléments en uniforme empêchant l’accès aux responsables de l’entreprise. Une situation alarmante qui favorise l’essor de réseaux étrangers opérant en dehors du cadre légal.
Selon plusieurs sources locales, dont celles de la société civile, des ressortissants chinois et libanais, appuyés par certaines factions militaires incontrôlées, exploiteraient illégalement les minerais stratégiques de la concession minière de Boss Mining. Ce schéma, déjà observé sur d’autres sites miniers du groupe ERG, notamment COMIDE, traduit une tendance inquiétante d’appropriation des ressources au mépris des lois congolaises.
Outre les pertes économiques considérables, cette exploitation anarchique représente une menace environnementale majeure.
« L’absence de réglementation dans ces activités clandestines accélère la destruction des écosystèmes et compromet l’avenir des populations locales », s’alarme la plateforme Comprendre et Agir dans le Secteur Minier Industriel et Artisanal (CASMIA).
Face à ces dérives, les appels à une action ferme se multiplient. « Il est urgent que les autorités prennent leurs responsabilités », martèle pour sa part Timothée Mbuya de Justicia ASBL.
Pour de nombreux observateurs, l’avenir des ressources congolaises repose sur une réponse rapide et efficace afin d’enrayer ces pratiques.
Les organisations non gouvernementales qui dénoncent cette exploitation minière illégale soulignent que des sujets chinois et libanais s’introduisent dans la concession appartenant à Boss Mining, détentrice du titre d’exploitation.
Cette entreprise s’acquitte pourtant de ses obligations fiscales et légales dont le paiement des taxes, du droit superficiaire, des redevances minières et des impôts à l’État congolais. Elle a même signé un cahier des charges avec les communautés riveraines.
La Rédaction
