Lubero : Les activités scolaires peinent à démarrer à Mangurejipa en raison de l’insécurité grandissante causée par les ADF

Par Mathe FABRICE

La rentrée des classes n’a pas eu lieu comme prévu dans la sous-division de l’EPST Njiapanda Mangurejipa le lundi 6 janvier, après les vacances des festivités de fin d’année.

Selon Kakule Kagheni Samuel, président de la société civile des forces vives du secteur de Bapere, l’insécurité persistante a un impact négatif sur la reprise des activités scolaires dans cette partie du territoire de Lubero, au Nord-Kivu.

Il attribue cette situation à la menace constante des rebelles des ADF (Forces Démocratiques Alliées), qui ont massacré plus de 90 personnes en l’espace de cinq jours la semaine dernière. Ces violences ont poussé de nombreux parents et élèves à fuir leurs villages pour chercher refuge dans des zones supposées sécurisées.

Pour l’instant, plusieurs villages sont désertés en raison de la présence régulière d’hommes armés traversant, du sud au nord, la route reliant Butembo à Mangurejipa.

Face à cette situation alarmante, Kakule Kagheni Samuel appelle les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) à intervenir pour sécuriser la zone et permettre ainsi aux enfants de reprendre le chemin de l’école.

Il convient de rappeler que les attaques des ADF frappent régulièrement les territoires de Lubero et de Beni, plongeant la population dans un climat de peur et d’instabilité.

La Rédaction