Lualaba : délocalisation des habitants de Mano-Mapia, la Société Civile de Fungurume recadre les accusations des ONG

Par Noé KALEMEKO

Dans un communiqué officiel signé le 28 décembre 2024, le Cadre de Concertation de la Société Civile de Fungurume a dénoncé la diffusion d’informations erronées sur les réseaux sociaux concernant le processus de délocalisation des habitants de Mano-Mapia. Cette mise au point vise à clarifier la situation et à préserver l’intégrité du processus en cours, qui touche à son terme.

La Société Civile accuse certaines ONG, dont LUCHA, FILIMBI, IPDHOR et AASF, d’avoir diffusé des messages ‘’tendancieux et non fondés’’ sur les travaux de la commission mixte chargée du processus de délocalisation. Ces organisations sont rappelées à l’ordre, étant invitées à s’appuyer sur des informations fiables avant toute publication.

Le communiqué précise que certains ONG signataires du communiqué notamment ADID ont pourtant participé à toutes les étapes des discussions depuis avril 2024, y compris sur les barèmes d’indemnisation et les critères de compensation. Leur récente prise de position est qualifiée de contradictoire et motivée par des intérêts mercantiles.

Malgré les critiques, le Cadre de Concertation met en avant les progrès réalisés dans le cadre de cette délocalisation. Il évoque plusieurs étapes importantes à savoir, le recensement des biens et des habitants, ouverture de comptes bancaires pour faciliter le paiement des indemnités, signature de protocoles d’accord et paiement effectif des compensations aux locataires et propriétaires concernés.

Ces démarches s’inscrivent dans le respect des directives opérationnelles OD4.20 et 4.30, qui encadrent les processus de réinstallation.

Une enquête de terrain, menée le 27 décembre 2024 par une commission mixte, a permis de conclure que les mécontentements exprimés sont souvent liés à des malentendus. Le communiqué invite donc les parties prenantes, notamment les ONG et les habitants concernés, à se rapprocher de la commission pour résoudre tout différend.

Par ailleurs, dans le but de garantir la bonne conclusion du processus, la Société Civile de Fungurume recommande au Président de l’Assemblée provinciale de poursuivre ses missions d’observation auprès de la commission pour s’assurer de la transparence des travaux.

Cette structure citoyenne demande également à la Gouverneure de la province du Lualaba de maintenir son soutien à la commission jusqu’à la remise du rapport final mais aussi aux autorités judiciaires et sécuritaires de veiller au respect des lois et prévenir toute tentative de perturbation du processus.

Il faut noter aussi que les ONG concernées sont appelées à résoudre leurs désaccords directement avec la commission et cesser toute diffusion de messages susceptibles de nuire au bon déroulement des travaux.

La Société Civile insiste sur le caractère inclusif et participatif de ce processus, précisant que la commission mixte est ouverte à tous ceux qui souhaitent s’informer ou contribuer de manière constructive. Elle appelle à une collaboration harmonieuse pour garantir la conclusion réussie de cette délocalisation.

La Rédaction