Lualaba : drame à Tilwizembe, des vies fauchées dans un éboulement nocturne

Par Timothée Prince ODIA

(Kolwezi le 8 Janvier 2026). Un drame humain secoue le site minier artisanal de Tilwizembe, à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba. Dans la nuit du 6 au 7 février, un éboulement a coûté la vie à 11 creuseurs artisanaux et fait 6 blessés, selon un bilan provisoire du SAEMAPE, Service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation Minière Artisanale et à Petite Échelle.

Ce dimanche 8 janvier 2026, le site, habituellement animé, était plongé dans un silence de cimetière. Pas de pioches, pas de barres de mine, ni de marteaux. Sur place, un immense cratère et des bassins partiellement remplis d’eau témoignent de l’ampleur du drame.
« On n’a rien pu faire, tout est allé très vite. Les roches se sont détachées et ont enseveli nos camarades », confie un creuseur présent lors de l’accident.

Selon Patiente Molayi, chargée de la relation publique du comité de creuseurs, ce site, où plus de 10 000 personnes tirent leur subsistance, avait repris après huit mois d’arrêt causés par la montée des eaux.
« Certains creuseurs sont retournés travailler sans encadrement technique. Ils étaient venus tard dans la soirée, après le départ du comité des creuseurs, des agents du SAEMAPE et des autres encadreurs. Comme c’était la reprise des travaux dans ce bassin après plus de huit mois d’arrêt, c’était presque une fête pour les artisanaux. Malheureusement, l’inévitable est arrivé », explique-t-il avec angoisse.
Les opérations de secours, menées avec l’appui de volontaires, des agents du SAEMAPE et de la coopérative COMIBAKAT, ont permis de remonter les corps à l’aube. Les blessés ont été transférés vers plusieurs structures sanitaires pour des soins.

Georges Nyembo Kitungwa, directeur provincial du SAEMAPE, insiste : « Il est impératif de respecter strictement les normes de sécurité et l’encadrement minier pour éviter de nouvelles pertes en vies humaines. »

À ce jour, les autorités provinciales n’ont fait aucune déclaration officielle.

La Rédaction