Haut-Lomami : Justicia ASBL ONG accuse les FARDC d’usage excessif de la force contre des civils

Par Timothée Prince ODIA

(Kolwezi, le 13 janvier 2026). L’organisation congolaise de défense des droits humains JUSTICIA Asbl dénonce de graves violations des droits de l’homme commises par les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) dans la cité de Bukama, dans la province du Haut-Lomami.

Les faits se seraient produits le 11 janvier 2025, lors d’une intervention militaire présentée par l’armée comme une riposte à une attaque de miliciens Maï-Maï.

Selon JUSTICIA Asbl, les militaires auraient fait usage d’armes lourdes contre une population civile non armée, causant la mort d’une dizaine de personnes et faisant au moins dix blessés graves, parmi lesquels une fillette de 12 ans, actuellement internée à l’hôpital général de référence de Bukama.

L’ONG remet en cause la version officielle des FARDC, affirmant que les personnes assimilées aux groupes Bakata Katanga n’étaient munies d’aucune arme, létale ou non.

L’organisation estime que ces actes constituent une attaque arbitraire et disproportionnée contre des civils, en violation des engagements internationaux de la RDC et de la Constitution congolaise, qui consacre le caractère sacré de la personne humaine.

Face à la gravité des faits, JUSTICIA Asbl appelle le gouvernement congolais à soutenir l’ouverture d’une enquête judiciaire indépendante, à assurer une meilleure prise en charge médicale des blessés et à organiser des obsèques dignes pour les victimes.

L’ONG demande également à la justice militaire de se saisir du dossier afin que les auteurs présumés répondent de leurs actes et que les familles obtiennent réparation. Le communiqué a été publié à Kinshasa le 12 janvier 2026 et signé par Maître Timothée Mbuya, président de JUSTICIA Asbl.

La Rédaction