Lualaba : l’Agriculture au cœur de la diversification économique sous le Gouvernement Masuka à travers le Ministre Jean-Pierre Kalenga Mupataie

Par Timothée Prince ODIA

(Kolwezi le 4 Septembre 2025). Longtemps dépendante de son sous-sol, la province du Lualaba amorce une transition stratégique, celle de placer l’agriculture au centre de sa relance économique. Sous l’impulsion de la Gouverneure Fifi Masuka Saini et grâce au dynamisme de son Ministre des Affaires foncières, de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Élevage et du Développement rural, Jean-Pierre Kalenga Mupataie, des initiatives structurantes voient le jour pour redonner à la terre sa place de moteur de croissance.

« Les minerais ne sont pas éternels, contrairement aux champs qui, bien entretenus, assurent l’autosuffisance alimentaire », rappelle souvent le Ministre Mupataie lors de ses descentes sur le terrain. Fidèle à cette conviction, il est devenu le tout premier ministre provincial depuis la création du Lualaba à quitter régulièrement son bureau pour aller à la rencontre des paysans dans leurs milieux naturels. Plus encore, il n’a pas hésité à parcourir à pied plusieurs kilomètres dans les coins les plus reculés, au fin fond de la province, pour atteindre des cultivateurs isolés que jamais aucune autorité n’avait visités auparavant. Cette démarche a été perçue comme hautement pédagogique et marquera sans doute un précédent dans la manière de concevoir la gouvernance agricole au Lualaba.

Le Ministre Jean-Pierre Kalenga Mupataie a parcouru plus de 1000 kilomètres, de Kolwezi à Kapanga, en passant par Mutshatsha, Kasaji, Sandoa, Dilolo et même le territoire de Lubudi. Partout, il a sensibilisé les producteurs à se regrouper en coopératives pour mieux bénéficier de l’appui du Gouvernement provincial.

Ces déplacements s’accompagnent d’un vaste programme de renforcement des capacités. Plusieurs ateliers de formation et de réflexions ont été organisés dans la ville de Kolwezi et ailleurs pour améliorer les pratiques agricoles et former les paysans aux nouvelles techniques de production. À cela s’ajoutent des expositions agricoles qui valorisent le savoir-faire local et stimulent l’innovation dans un secteur longtemps en difficulté.

Par ailleurs, le Ministre a annoncé la mise en place prochaine de silos agricoles dans différents territoires afin d’assurer une meilleure conservation des récoltes et d’éviter les pertes post-récolte. Concernant les intrants agricoles, une réforme est en cours : contrairement au passé où ils étaient souvent détournés, désormais seuls les vrais cultivateurs en bénéficieront. Cette mesure vise à renforcer la crédibilité de l’action publique et à garantir que l’aide parvienne réellement à ceux qui en ont besoin.

Cette dynamique s’inscrit dans le Plan quinquennal 2023-2028 de la Gouverneure Masuka et traduit localement la vision nationale du Chef de l’État Félix Tshisekedi : « la revanche du sol sur le sous-sol ». Loin de tourner le dos aux mines, il s’agit d’utiliser leurs ressources comme levier pour financer la diversification de l’économie et garantir la sécurité alimentaire.

L’accent est mis sur les cultures de base comme le maïs et le manioc. À travers ses divisions techniques, le ministère provincial soutient les fermiers par la fourniture de semences améliorées, d’engrais et d’outils agricoles. Une réserve stratégique financée par les redevances minières est en préparation afin de stabiliser l’approvisionnement du marché et réduire la dépendance aux importations.

Les défis sont considérables, notamment avec la pourriture racinaire qui décime les plantations de manioc. Pour y faire face, le Gouvernement introduit des variétés résistantes comme la bouture dite Obama, qui ramène le cycle de récolte de trois ans à un an. Associée à une meilleure organisation paysanne, cette solution devrait atténuer les pertes et renforcer la résilience des producteurs.

En parallèle, le Lualaba explore des pistes de diversification. L’ouverture du corridor de Lobito crée des opportunités d’exportation du maïs et du soja à l’échelle régionale. Les partenariats public-privé se renforcent, impliquant aussi bien les grands fermiers que les petits cultivateurs et maraîchères. Des discussions sont en cours avec la Zambie, la Namibie et le Qatar, intéressés à investir dans le secteur agricole provincial.

Avec plus de trois millions d’hectares potentiellement exploitables sur une superficie de 121 000 km², le Lualaba dispose d’un potentiel considérable. L’ambition est claire : atteindre l’autonomie alimentaire, diversifier l’économie et faire de l’agriculture un pilier de développement durable, complémentaire aux mines.

Une transition audacieuse est en marche. Dans une province où chaque travailleur, creuseur ou non, doit se nourrir dignement, le pari est désormais de faire du sol l’avenir, et du sous-sol un appui.

La Rédaction